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Peut-on parler de bulle sur l’or ?

Peut-on parler de bulle sur l’or ?

Peut-on parler de bulle sur l’or ?

Grande fut la surprise des traders et des investisseurs en apercevant la chute du prix de l’or sur les marchés le lundi 15 avril 2013. Pourquoi un tel revirement de tendance ? Que cache cette baisse inopinée ?

Un débat récurrent
Le 28 août 2011, l’once d’or valait presque 1900 dollars sur les marchés aux matières premières, un sommet jamais atteint auparavant. Le lendemain commence un brusque changement de situation, voyant le cours du métal précieux s’éroder de jour en jour. Les traders ont entrevu un semblant de regain de forme en septembre 2012 lorsque l’once du métal précieux s’échangeait à 1790 dollars. Espoir de faible durée, puisque le cours a recommencé à stagner, voire reculer progressivement, durant les mois suivants.

Tout au long de cette période, investisseurs et observateurs se sont demandé s’ils n’assisteraient pas à l’éclatement d’une bulle sur l’or, après presque une décennie d’inflation. Quelques analystes ont appuyé fermement la thèse de la bulle sur l’or, mais ont vu leur théorie démentie par les remontées sporadiques du prix du métal. Les partisans de l’évolution normale du prix peinent de leur côté à expliquer la régression du cours de l’or depuis août 2011. La brusque chute de l’or le15 avril dernier ne peut donc que relancer ce débat engagé depuis maintenant deux ans.

Alors, bulle ou pas bulle ?
Inattendu, le récent décrochage du cours de l’or prend les investisseurs de court. Toutefois, cette chute n’est en aucun cas liée à un éclatement de la bulle sur le métal précieux. L’explication de ce phénomène se trouve ailleurs.

On peux également trouver un mode de trading sur l’or avec le système des options binaires en ligne. Il suffit de miser à la hausse ou la baise de la matière première sur un contrat d’expiration relativement cours ( de 60 secondes à 1 mois). Les résultats sont assez bons avec le trading sur l’or ou l’argent.

La majorité des transactions portant sur la « relique barbare » impliquent en effet l’or papier, un contrat virtuel qui ne contient dans la réalité qu’une infime part d’or physique. Autrement dit, il existe un décalage monstre entre la valeur réelle du métal précieux et son cours en Bourse. Il est souvent compliqué, voire impossible, de trouver et vendre la contrepartie physique d’un contrat papier, surtout s’il s’agit d’un portefeuille de quelques milliards de dollars. Certaines circonstances obligent ainsi les traders à brader leur contrat papier tant qu’ils possèdent encore de la valeur marchande. Ce phénomène s’est produit dans la soirée du 14 au 15 avril.

D’autres raisons peuvent être citées, notamment l’annonce de la revente d’une grande partie du stock d’or de Chypre. La BCE a contraint le pays à vendre au moins 10 tonnes des 14,7 tonnes qu’il détient. Cet afflux paraît certes insignifiant face aux 4 800 tonnes d’or physique échangées chaque année, il n’en reste pas moins lourd de sens pour les traders. Ces derniers craignent effectivement que le cas chypriote constitue un prélude à d’autres ventes de réserves d’or en Italie, en Espagne, au Portugal ou même en France.

L’incertitude autour de la politique d’assouplissement monétaire américaine, le regain de forme du marché des actions et la déflation en Europe expliquent également en partie la baisse du prix de l’or. Autant de raisons qui confirment l’inexistence de bulle sur l’or. Selon les analystes, il faut plutôt parler de correction importante, un peu à l’image de celle entrevue entre septembre 1975 et août 1976…

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