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L’affaire des Moines de Tibhirine et Jean Charles Marchiani

L’affaire des Moines de Tibhirine et Jean Charles Marchiani

L’affaire des Moines de Tibhirine a été une triste affaire de prise d’otage de 1996 où les sept moines enlevés ont trouvé la mort. Jean Charles Marchiani s’est retrouvé mêlé à l’affaire si au départ il ne devait faire aucune intervention, ayant été appelé pour officier au sein de la préfecture du Var à l’époque.

Le déroulement des événements

C’est au petit matin du 27 mars 1996 que des hommes armés pénètrent dans le monastère des moines situé à une centaine de kilomètres de Médéa. Le mois qui suit cet enlèvement, c’est le silence radio. Aucune trace des moines et aucun signe de la part des ravisseurs. Les enquêtes menées n’ont conduit à aucune piste valable. Mais voilà que le GIA, un groupement islamiste Algérien se manifeste et revendique la prise d’otage afin de négocier l’élargissement d’un de ses émirs emprisonné. Le gouvernement finira par refuser de coopérer, causant la décapitation des moines. Leur tête seront découvertes plus tard par les autorités algériennes tandis que leur corps bien des années plus tard.

L’implication de Marchiani dans l’affaire

Jean Charles Marchiani n’était plus un des collaborateurs de Charles Pasqua à l’époque de l’affaire des moines de Tibhirine. En effet, il était devenu préfet du Var sous la demande du président Jacques Chirac. Mais avec les connaissances de Jean Charles Marchiani question négociations sur la vie des otages et les contacts qu’il a accumulé au cours de sa carrière, Charles Pasqua n’a pas hésité à le proposer à Jacques Chirac afin de contribuer au dénouement de l’affaire. Ce dernier se voit ainsi appelé au sein de l’équipe chargée de l’affaire, mais le Premier Ministre de l’époque ne devait rien savoir de sa présence. Pris entre le duo président-premier ministre, Jean Charles Marchiani sera désavoué ce qui compromet la mission sérieusement.

Des questions restées sans réponses

Après la mort des moines, une des familles des victimes a porté plainte, conduisant à la réouverture de l’enquête. De nouveaux éléments ont ainsi fait surface, notamment des membres repentis de la GIA ou Groupe Islamiste Armé. Ce dernier a permis de retrouver l’emplacement des corps. Les suppositions et les témoignages se succèdent. Quand les anciens du GIA affirment que la prise d’otage a été montée par la GIA ; une autre voix se prononce en faveur des services secrets algériens qui auraient coopéré avec la GIA. La culpabilité des deux parties reste jusqu’à aujourd’hui incertaine, faute d’un dossier solide et des paroles plus fiables.

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