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Jean Charles Marchiani dans l’affaire des moines de Tibhirine

Jean Charles Marchiani dans l’affaire des moines de Tibhirine

L’affaire des moines de Tibhirine a créé des émois dans les années 90 dans toute la France, mais aussi en Algérie où le drame s’est produit. Sept moines trappistes ont été enlevés par un groupe islamiste armé venant d’Algérie dans leur Monastère, installé à Médéa qui se trouve à 90km au sud d’Alger. Quelques années après la fermeture de l’enquête sur le drame. Une plainte pour enlèvement, séquestration et assassinat a été déposée par les membres de la famille d’une des victimes. Le dossier est rouvert.

Les événements de l’année 1996

L’année 1996 a été marquée par la prise d’otage qui s’est déroulée en Algérie et qui concernait des concitoyens français, des moines, travaillant dans la région de Médéa à 90km au sud de l’Algérie. Les moines ont été emmenés de force du monastère de Tibhirine par des hommes armés et appartenant au GIA, un groupe islamiste armé de l’Algérie. Un mois s’écoule après leur enlèvement, c’est le silence total, comme si les moines avaient tout simplement disparu de la surface de la Terre. Aucune trace de leur passage ni de leur ravisseur jusqu’à ce que l’émir du GIA, Djamel Zitouni fasse un communiqué, donnant des nouvelles des moines et demandant aussi une contrepartie à la vie de ces derniers : l’action d’élargir l’émir Abdelhak Layada qui a été l’auteur d’un attentat. Les négociations ne passent pourtant pas et les moines seront tués d’une manière barbare. On n’en retrouve que les têtes à l’époque.

Et Jean Charles Marchiani

Étant préfet Marchiani à l’époque, il n’était plus au service de Charles Pasqua, ce dernier n’étant plus ministre de l’Intérieur non plus. Seulement, grâce aux contacts qu’il a pu se faire lors de ses années auprès de Charles Pasqua et sans doute quand il n’était encore qu’un agent secret, Jean-Charles Marchiani a reçu des nouvelles de ses informateurs. Sa première réaction est de prévenir Charles Pasqua qui est un proche du président de la République. Selon lui, il aurait la possibilité de recueillir des informations concernant la séquestration des moines et peut-être de négocier pour leur liberté. Jacques Chirac n’hésite pas à l’inclure dans l’équipe qui traitera l’affaire, et à sa demande spéciale, Alain Juppé ne devait pas en être informé. Jean Charles Marchiani conduit ainsi les négociations du mieux qu’il peut, en se rendant sur place. Il échouera cependant, désavoué par Alain Juppé lors de la déclaration publique de ce dernier, n’étant pas au courant de sa présence au sein de l’équipe.

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